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02/10/2011

On dirait le sud

Comme le dit la chanson « on dirait le sud... »...peut être pas pour un million d'années mais surement pour un bon moment. Lors des dernières sénatoriales, il n'a échappé à personne que l'élection de Christian Bourquin, dans les Pyrénées orientales et d'Alain Bertrand en Lozère , confirme la solide implantation Senat 2011.jpget la pérennité de la majorité régionale du Languedoc Roussillon qui a une fois de plus démontré sa légitimité dans les urnes. Lors de l’élection régionale avec Georges Frêche , et lors des sénatoriales. A ce jour avec Robert Navarro la majorité régionale comporte donc trois sénateurs . Ce qui lui confère une double assise démocratique de par le suffrage des citoyens du Languedoc Roussillon et celui de ses élus locaux . Ce alors même que nombre d'élus de la majorité régionale sont encore injustement exclu du parti socialiste , puis que la fédération socialiste de l'Hérault est sous une tutelle qui n'en fini plus de durer. Il serait quand même temps au regard des enjeux qui s'annoncent que cette situation puisse trouver une issue intelligente . En effet à travers l'exclusion de ceux que les languedociens ont élu c'est tout un territoire qui n'est pas considéré, c'est la souveraineté démocratique de tous les militants socialistes du Languedoc Roussillon qui est niée. Le temps n'est pas aux luttes internes mais au rassemblement .C'est historique,  le 1er Président socialiste du Sénat vient d'être élu , les voix des « non inscrits de gauche  » du Languedoc Roussillon ont pesé dans la balance . Dans l'avenir, espérons que Solférino entende le message du sud autrement que par le chant des cigales estivales .

26/09/2011

Le Sénat précurseur du changement

C’est historique,  pour la première fois depuis 1958, le Sénat réputé conservateur a basculé à gauche . Il est vrai   que la 5ème République n’a jamais été aussi mise à mal que sous la Présidence de Nicolas Sarkozy. Les français sont de plus en plus  insatisfaits de la politique de l’actuel Président de la république , sénat,élection,sarkozy,présidentielle,gauchedans la même lignée  les grands électeurs ont exprimé leur désaccord. Malgré ce, Jean François Copé, patron de l’UMP, considère que « les grands électeurs  cela ne constitue en rien un désaveu de la politique gouvernementale ». Or c’est justement là que le bât blesse . C’est cette propension à la déconsidération  de tous les acteurs de la démocratie et du  peuple qui constitue la marque de fabrique de la gouvernance Sarkozy et du clan  qui le soutien. Le vote des grands  électeurs lors de l’élection sénatoriale est significatif de la prédominance d’un consensus républicain ,d’un attachement  aux institutions et à la concertation. Il marque aussi une opposition  au  désengagement  croissant de l’état sur les territoires  , au démantèlement  des services publics et  à la réforme territoriale « féodaliste » imposée par les hautes sphères de l’UMP. Pourtant  à sept mois de l’élection Présidentielle , malgré le fossé grandissant qui le sépare des français , la seule volonté intangible qui semble animer Nicolas Sarkozy est la reconstruction de sa nouvelle image de présidentiable, ce qui n’est pas gagné . Ainsi  après la duperie du « travailler plus  »,  le nouveau positionnement stratégique  inventé par ses cabinets marketing est « l’hyper président à stature internationale ». C’est pourquoi  même s’il est vrai que la situation internationale l’exige, à moins qu’il ne  s’agisse  de  voyages d’étude ou de périples initiatiques, il se déplace plus que de raison aux quatre coins de la  planète. Sauf  que le message de rupture qui lui a été adressé hier par les grands électeurs  à travers le basculement du Sénat à gauche doit être entendu . Il n’est pas question de faire de ce scrutin  une élection présidentielle anticipée ni non plus de minimiser sa portée . Toutefois  ce qui est certain c’est que le vote du 25 septembre 2011 exprime bien un  rejet  explicite de la politique de Nicolas Sarkozy et une volonté de changement.  D’ailleurs on  peut raisonnablement  se demander quelle  aurait  été l’ampleur de la défaite de l’actuel gouvernement  si le Sénat avait été renouvelé en totalité.

24/09/2011

Le jour où le Sénat bascula enfin à gauche

Il faut bien avoir conscience qu’un évènement Sénat.jpegpolitique majeur va peut être se produire . La gauche n’a jamais détenu  la majorité au Sénat depuis le début de la 5ème République. L’élection risque d’être serrée, 170 sénateurs seront élus dans 44 départements. Actuellement, sur un effectif de 343 sénateurs, la gauche détient 153 sièges. Il faudrait au moins 23 sièges de plus pour qu'elle puisse l’emporter, ce qui est possible vu la situation actuelle. En effet les divisions de la droite et la politique de Sarkozy qui exaspère jusque dans son camp risquent d’être des éléments qui vont peser lourd dans la balance. Les grands électeurs qui sont composés à 95% d’élus municipaux sont en première ligne pour apprécier  les ravages successifs des mesures gouvernementales  et du désengagement  de l’état auprès des collectivités locales. Toutefois ce ne sera  pas le seul facteur déterminant de ce scrutin  où les ancrages territoriaux et les situations locales devraient avoir des incidences importantes . Chaque voix comptera mais nous sommes assurés que la qualité de nos candidats de gauche et que ce qu’ils ont démontré en tant qu’élus seront des éléments déterminants, notamment en Languedoc Roussillon.C'est pourquoi nous tenons d’ailleurs  à exprimer  tout notre soutien à Christian BOURQUIN ,notre Président de Région , en lice  dans le département des Pyrénées orientales et à Alain BERTRAND, Maire de Mende et Vice Président du conseil régional,  en lice   sur le département de la Lozère . L’enjeu est d’importance . En effet dans l’hypothèse où la gauche obtienne la majorité  ou un nombre de sièges supplémentaires significatif cela constituerait un désaveux de l’actuel Président de la République  à sept mois de l'élection Présidentielle. Nicolas Sarkozy qui a conduit une politique  aussi desastreuse qu'injuste commencerait donc à sentir le vent du boulet et la France une brise d'espoir.