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05/10/2011

le juste retour de la momie

Dans le film cultissime « la Momie » , je veux bien entendu parlersarkozy,election,languedoc roussillon,béziers du premier de la série, un des personnage poursuivi par des morts vivants aussi vilains qu'affamés leur oppose toute une série de pendentifs religieux allant de la croix à l'étoile de David en passant par la main de Fatma . La combine ne marche pas , les monstres sanguinaires reviennent  sans cesse et continuent de plus belle à vouloir le dévorer tout cru. Bref c'est un peu comme quand Sarkozy est venu en Cevennes . En effet comme le dit le midi libre ce jour  « Aprés avoir rappelé l’hiver dernier "les racines juives de la France" devant le Conseil représentatif des israélites de France (Crif), après avoir vanté au printemps "l’héritage" catholique dans son discours du Puy-en-Velay, Nicolas Sarkozy était donc à Alès, hier, pour parler aux protestants ». Certains diront qu'il se voue à tous les dieux pour retrouver les faveurs du ciel d'autres qu'il recherche la transcendance à travers un pèlerinage universaliste .Mais finalement ne serait-il pas simplement en train de faire campagne sur les deniers publics ?

 

01/10/2011

François Hollande : La véritable dimension présidentielle

Le culte du marketing a cela de faussement rationnel qu'on voudrait nous faire croire qu'il suffirait d'explications pseudo techniques, de démonstrations vaguement scientifiques ou un quelque peu mathématiques pour résoudre tous les problèmes . Ce même si sans se préoccuper du pourquoi on passe souvent directement au comment . françois hollande,primaires,election,sarkozyL'actuel Président , qui a fait campagne publicitaire sous le label « travailler plus » s'inscrit complètement dans ce schéma. Depuis le début de son quinquennat, toujours pressé, il confond dynamisme et précipitation .Ainsi s'agitant beaucoup, écoutant peu et s'attachant exclusivement à la forme , usant de slogans , il est passé d'une loi à l'autre , d'une mesure à une contremesure , pour finalement souvent atteindre la démesure . Sauf qu'à passer du coq à l'âne et inversement , à zapper sans cesse, il a fini par se zapper lui même .Sa méthode superficielle plus soucieuse de l'audimat et des sondages que de l'efficience a été très préjudiciable pour la France et la république. D'ailleurs cela a souvent créé de la polémique et de la discorde mais nombre de vraies questions n'ont pas été réellement traitées et encore moins anticipées. S' il est indéniable que Nicolas Sarkozy porte une part de responsabilité car il a ramené la fonction présidentielle au niveau de l'auto promotion permanente et du bavardage ,il n'en n'est pas moins vrai que le tempo des médias télévisés favorise de moins en moins un traitement distancié . Le second débat télévisé des primaires citoyennes qui a été pourtant exemplaire d'un point de vue démocratique n'a pas en partie échappé à la tendance même si l'exercice expérimental était difficile . En effet la formulation des questions journalistiques et les thèmes qui ont constitué l'ossature du débat induisaient des réponses essentiellement techniques . D'ailleurs c'est la figure imposée bien connue de tous cabinets de recrutement qui consiste à présenter ses premières actions en cas de prise de fonction qui a constitué l'entrée en matière . Puis les différents thèmes qui ont suivi appelaient essentiellement des réponses pratiques. C'est dans ce cadre, que Segolène Royal, Manuel Vals , Arnaud Montebourg, , Martine Aubry , Jean Michel Baylet ont défendu leurs propositions en fonction de leur sensibilité , souvent avec pugnacité en s'appuyant sur une juste analyse. Nombre d'analystes on même vu la les prémices de la constitution d'une solide équipe gouvernementale et de bon ministres potentiels. Malgré ce la fonction présidentielle ne peut se limiter à la production de mesures aussi pertinentes soient elles. Les mesures sont des moyens et non une finalité. Ne pas rentrer systématiquement dans le détail et le débat technique n'est pas synonyme d'imprécision.. La fonction présidentielle implique avant tout une capacité à donner un sens politique , une vision stratégique,une volonté de rassembler l'ensemble des français autour d'un projet d'avenir . C'est cette capacité et cette posture qui se sont dégagées de François Hollande dès le début du débat . Sa réponse à une première question sensée appeler une mesure forte voire un scoop a d'ailleurs été significative . Loin du sensationnel souhaité , il a en premier lieu abordé la nécessité de faire un état réel des ressources de la France et de ses finances après une gestion désastreuse, puis de mettre en œuvre la grande réforme fiscale dans le cadre et avec les institutions de la république et enfin l'importance de remettre les banques dans leur fonctions. Nul besoin de frapper un grand coup,de tailler des plans sur la comète, de faire fi du parlement, de faire du sensationnalisme politique . C'est la sans nul doute une réponse de chef d'état à la hauteur de la fonction qui définit une ligne directrice cohérente préalable . En effet sans savoir combien on a en poche, quelles sont les forces vives de la boutique, sans apport de ressources et sans encadrer ceux qui vont financer la machine aucune politique de changement aussi belle soit elle ne sera possible. Or c'est justement la maitrise de cette posture à la fois pragmatique et résolument tournée vers l'avenir qui a fait défaut à Nicolas Sarkozy qui dévoré par un sentiment permanent de toute puissance, s'est mêlé de tout et de rien , a toujours eu un avis sur tout , a souvent détruit avant de savoir quoi construire , et a finalement mis a mal la France et ses institutions . Dans la tempête la France a besoin d'un capitaine qui sache tenir le cap en tirant le meilleur du navire et de tout son équipage . François Hollande, homme de gauche, résolument engagé pour la justice sociale et la croissance partagée fait partie de ses hommes qui savent voir au delà de l'horizon avec détermination .Lors de ce second débat des primaires citoyennes certains on dit avec quelques regrets qu'il paraissait un peu au dessus, en réalité il était au delà.

26/09/2011

Le Sénat précurseur du changement

C’est historique,  pour la première fois depuis 1958, le Sénat réputé conservateur a basculé à gauche . Il est vrai   que la 5ème République n’a jamais été aussi mise à mal que sous la Présidence de Nicolas Sarkozy. Les français sont de plus en plus  insatisfaits de la politique de l’actuel Président de la république , sénat,élection,sarkozy,présidentielle,gauchedans la même lignée  les grands électeurs ont exprimé leur désaccord. Malgré ce, Jean François Copé, patron de l’UMP, considère que « les grands électeurs  cela ne constitue en rien un désaveu de la politique gouvernementale ». Or c’est justement là que le bât blesse . C’est cette propension à la déconsidération  de tous les acteurs de la démocratie et du  peuple qui constitue la marque de fabrique de la gouvernance Sarkozy et du clan  qui le soutien. Le vote des grands  électeurs lors de l’élection sénatoriale est significatif de la prédominance d’un consensus républicain ,d’un attachement  aux institutions et à la concertation. Il marque aussi une opposition  au  désengagement  croissant de l’état sur les territoires  , au démantèlement  des services publics et  à la réforme territoriale « féodaliste » imposée par les hautes sphères de l’UMP. Pourtant  à sept mois de l’élection Présidentielle , malgré le fossé grandissant qui le sépare des français , la seule volonté intangible qui semble animer Nicolas Sarkozy est la reconstruction de sa nouvelle image de présidentiable, ce qui n’est pas gagné . Ainsi  après la duperie du « travailler plus  »,  le nouveau positionnement stratégique  inventé par ses cabinets marketing est « l’hyper président à stature internationale ». C’est pourquoi  même s’il est vrai que la situation internationale l’exige, à moins qu’il ne  s’agisse  de  voyages d’étude ou de périples initiatiques, il se déplace plus que de raison aux quatre coins de la  planète. Sauf  que le message de rupture qui lui a été adressé hier par les grands électeurs  à travers le basculement du Sénat à gauche doit être entendu . Il n’est pas question de faire de ce scrutin  une élection présidentielle anticipée ni non plus de minimiser sa portée . Toutefois  ce qui est certain c’est que le vote du 25 septembre 2011 exprime bien un  rejet  explicite de la politique de Nicolas Sarkozy et une volonté de changement.  D’ailleurs on  peut raisonnablement  se demander quelle  aurait  été l’ampleur de la défaite de l’actuel gouvernement  si le Sénat avait été renouvelé en totalité.

24/09/2011

Le jour où le Sénat bascula enfin à gauche

Il faut bien avoir conscience qu’un évènement Sénat.jpegpolitique majeur va peut être se produire . La gauche n’a jamais détenu  la majorité au Sénat depuis le début de la 5ème République. L’élection risque d’être serrée, 170 sénateurs seront élus dans 44 départements. Actuellement, sur un effectif de 343 sénateurs, la gauche détient 153 sièges. Il faudrait au moins 23 sièges de plus pour qu'elle puisse l’emporter, ce qui est possible vu la situation actuelle. En effet les divisions de la droite et la politique de Sarkozy qui exaspère jusque dans son camp risquent d’être des éléments qui vont peser lourd dans la balance. Les grands électeurs qui sont composés à 95% d’élus municipaux sont en première ligne pour apprécier  les ravages successifs des mesures gouvernementales  et du désengagement  de l’état auprès des collectivités locales. Toutefois ce ne sera  pas le seul facteur déterminant de ce scrutin  où les ancrages territoriaux et les situations locales devraient avoir des incidences importantes . Chaque voix comptera mais nous sommes assurés que la qualité de nos candidats de gauche et que ce qu’ils ont démontré en tant qu’élus seront des éléments déterminants, notamment en Languedoc Roussillon.C'est pourquoi nous tenons d’ailleurs  à exprimer  tout notre soutien à Christian BOURQUIN ,notre Président de Région , en lice  dans le département des Pyrénées orientales et à Alain BERTRAND, Maire de Mende et Vice Président du conseil régional,  en lice   sur le département de la Lozère . L’enjeu est d’importance . En effet dans l’hypothèse où la gauche obtienne la majorité  ou un nombre de sièges supplémentaires significatif cela constituerait un désaveux de l’actuel Président de la République  à sept mois de l'élection Présidentielle. Nicolas Sarkozy qui a conduit une politique  aussi desastreuse qu'injuste commencerait donc à sentir le vent du boulet et la France une brise d'espoir.