Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

26/09/2011

Le Sénat précurseur du changement

C’est historique,  pour la première fois depuis 1958, le Sénat réputé conservateur a basculé à gauche . Il est vrai   que la 5ème République n’a jamais été aussi mise à mal que sous la Présidence de Nicolas Sarkozy. Les français sont de plus en plus  insatisfaits de la politique de l’actuel Président de la république , sénat,élection,sarkozy,présidentielle,gauchedans la même lignée  les grands électeurs ont exprimé leur désaccord. Malgré ce, Jean François Copé, patron de l’UMP, considère que « les grands électeurs  cela ne constitue en rien un désaveu de la politique gouvernementale ». Or c’est justement là que le bât blesse . C’est cette propension à la déconsidération  de tous les acteurs de la démocratie et du  peuple qui constitue la marque de fabrique de la gouvernance Sarkozy et du clan  qui le soutien. Le vote des grands  électeurs lors de l’élection sénatoriale est significatif de la prédominance d’un consensus républicain ,d’un attachement  aux institutions et à la concertation. Il marque aussi une opposition  au  désengagement  croissant de l’état sur les territoires  , au démantèlement  des services publics et  à la réforme territoriale « féodaliste » imposée par les hautes sphères de l’UMP. Pourtant  à sept mois de l’élection Présidentielle , malgré le fossé grandissant qui le sépare des français , la seule volonté intangible qui semble animer Nicolas Sarkozy est la reconstruction de sa nouvelle image de présidentiable, ce qui n’est pas gagné . Ainsi  après la duperie du « travailler plus  »,  le nouveau positionnement stratégique  inventé par ses cabinets marketing est « l’hyper président à stature internationale ». C’est pourquoi  même s’il est vrai que la situation internationale l’exige, à moins qu’il ne  s’agisse  de  voyages d’étude ou de périples initiatiques, il se déplace plus que de raison aux quatre coins de la  planète. Sauf  que le message de rupture qui lui a été adressé hier par les grands électeurs  à travers le basculement du Sénat à gauche doit être entendu . Il n’est pas question de faire de ce scrutin  une élection présidentielle anticipée ni non plus de minimiser sa portée . Toutefois  ce qui est certain c’est que le vote du 25 septembre 2011 exprime bien un  rejet  explicite de la politique de Nicolas Sarkozy et une volonté de changement.  D’ailleurs on  peut raisonnablement  se demander quelle  aurait  été l’ampleur de la défaite de l’actuel gouvernement  si le Sénat avait été renouvelé en totalité.

Les commentaires sont fermés.